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jacques mommessin

Jacques Mommessin, vous êtes un intercoluteur privilégié du tennis de table deux-sévrien.

En quoi consiste votre mission ?

« Je viens en qualité de conseiller technique national sur la Nouvelle-Aquitaine, forte de ses trois ex-régions et ses douze départements. Mes missions sont multiples. Sur le pôle régional de Niort où je suis le plus souvent en Deux-Sèvres, j’aime m’imprégner du niveau des joueurs, discuter avec eux et avec les dirigeants. Je suis aussi allé voir les clubs de Périgné et Niort. J’aimerais aller à Aiffres où un bénévole travaille bien. »


Quel regard portez-vous sur le niveau actuel du tennis de table deux-sévrien ?

« Je crois qu’il y a une culture du tennis de table qu’il faut entretenir par rapport à la société et la discipline qui évoluent. Aujourd’hui, il faut se projeter plus vite dans l’avenir. En Deux-Sèvres, il y a un comité départemental et des clubs dynamiques, comme Périgné, à qui je tire mon chapeau, où il y a des compétences techniques, pédagogiques et humaines. »


Pourtant le nombre de clubs et de licenciés diminuent dans le département…

« J’en suis conscient. J’ai l’impression que notre culture de l’association traditionnelle demande une évolution. Nos enfants ont accès à une multitude d’activités. C’est une richesse, mais pour les fidéliser cela demande des compétences. Une pratique plus libre mais encadrée pourrait être une piste. Il faut aussi relancer le partenariat avec l’Education Nationale. C’est un problème complexe pour les associations car on demande énormément aux éducateurs sans qu’elles puissent les rémunérer à leur juste valeur. »


Quel message faites-vous passer ?

« Pour former un joueur il faut une bonne décennie et de la patience. Au inveau régional, on a un rôle important sur les jeunes joueurs en construction. La matière première ce sont les Hommes. Il faut donc accompagner pour faire émerger des compétences. La rigueur et la discipline sont nécessaires mais on doit le faire dans la bonne humeur. On a aussi un rapport à la défaite qui est terrifiant. Il faut en parler sereinement et regarder ce que le jeune fait déjà de bien. »


Les Deux-Sèvres ont formé de bons pongistes comme le champion d’Europe Emmanuel Lebesson (Souché) et la championne de France Marie Migot (Périgné, Souché). Est-ce que de tels destins sont encore possibles ?

« Il y a longtemps que je ne fais plus de pronostics. Manu Lebesson m’a surpris quand il est devenu champion d’Europe. Pour l’avoir cotoyé il y a dix ans, jamais on n’aurait pu imaginer ça. Alors dire untel ou untel réussira… Ce qui est sûr c’est qu’il faut déjà augmenter la densité des joueurs et des clubs pour alimenter les filières nationales. Donner une identité à cette grande région sera aussi une donnée importante de la réussite des joueurs. »

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